Projets de Culture
Roses d´Iran
Les mois des roses
A Lalehzar, une atmosphère de ruche en pleine effervescence règne autour de la distillation pendant les mois de mai et juin. Motocyclettes, ânes, camions, tracteurs ou à pied, les cultivateurs s’empressent de toutes parts avec leurs sacs de roses fraîchement cueillies. A l’entrée du hangar, le parfum suave des roses qui jonchent le sol embaume l’air. Assis près d’une immense balance, un homme travaillant à la distillation pèse chaque sac. Après avoir enregistré les poids dans un livre de reçus, il délivre un bulletin qui permet le paiement sur le champ. « C’est un bon prix, et il est bon que les cultivateurs le sachent », dit Ali Mostafavi, gérant de la Zahra Rosewater. A la fin de l’année, si le chiffre d’affaires est suffisamment élevé, la Compagnie verse des primes aux agriculteurs sous contrat. « Naturellement, il faut aussi investir dans l’entreprise » continue Mostafavi. Par exemple, on aurait besoin d’une nouvelle ligne de remplissage pour les 20 différents distillats – qui vont de l’eau de menthe, à l’eau de saule en passant par celle aux quarante herbes, produites par Zahra en plus des huiles essentielles, des sels aux herbes et des infusions aux fruits. Grâce à ces palettes complémentaires, Zahra peut rentabiliser la distillation en dehors de la saison des roses qui ne dure pas longtemps.
